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O R L D R I G H T S
le 31 mars 2004
OSCE Ambassador
Delegation of France to the
Negotiations
in Vienna
Schwartzenbergplatz 16,
1010 Vienna, Austria
A Monsieur lÕAmbassadeur de
lÕOSCE:
Veuillez trouver ci-inclus une
copie et un rsum de la rcente dcision historique prise par la Commission
interamricaine des droits de lÕhomme de lÕOrganisation des Etats Amricains
(OEA) dclarant que le gouvernement des Etats-Unis est en violation des droits
de lÕhomme des 570.000 rsidents de sa capitale Washington,( DC).
Cette dcision qui fait date est
le rsultat de presque onze ans de dlibrations. Elle constate que le gouvernement des Etats-Unis est en
violation directe des Articles II & XX de la Dclaration amricaine des
droits et devoirs de lÕhomme, la charte principale de lÕOEA et ses 35 tats
membres. Ces articles sont
identiques aux articles reconnus par les Etats de lÕOSCE concernant les
engagements dans le domaine de la dimension humaine. Ils sont affirms dans les Articles 5.9 et 6 du Document de
la Runion de Copenhague[1]
de 1990 et garantissent tout citoyen: 1) lÕgalit devant la loi et 2) le
droit de participer au gouvernement de son pays. Cependant, une violation de la part des Etats-Unis contre
des droits de lÕhomme affirms dans la Charte de lÕOEA constitue une violation
de la part des Etats-Unis de ses engagements dans le domaine de la dimension
humaine, affirms par lÕOSCE.
Dans le cas de la ville de
Washington, DC, les rsidents sont privs de leur droit au suffrage electoral
pour lire leur reprsentant au niveau du Congrs depuis 1801. CÕest une ironie tragique que les
rsidents de la ville capitale de la nation dmocratique la plus puissante du
monde ne puissent pas exercer leur droit fondamental dans une dmocratie
reprsentative Š le droit de vote au sein de la Chambre des reprsentants et du
Snat Š comme cÕest le cas pour les autres citoyens amricains.
DÕaprs ces dclarations, la
Commission de lÕOEA a fait les recommandations suivantes aux Etats-Unis: <<Fournissez aux ptitionnaires
une remdiation efficace qui inclue lÕadaptation lgislative ou toute autre
mesure ncessaire pour garantir aux ptitionnaires le droit efficace de
participer directement ou par les reprsentants librement choisis par eux dans
le cadre dÕlections quitables, leur lgislature nationale.>>
Depuis la publication de la
dcision de lÕOEA en fvrier, le gouvernement des Etats-Unis Š la Maison
Blanche, le Congrs, et le Dpartement dÕEtat des Etats-Unis inclus , loin de
remdier aux violations, ne les ont pas reconnues Š un symptme de son
incapacit faire face ce problme des droits de lÕhomme qui dure depuis 200
ans. Dans sa propre dcision,
lÕOEA a aussi dtermin que toutes les solutions <<nationales>> ont
t puises.
Individuellement, les tats membres de lÕOSCE ont
lÕautorit dÕintervenir selon le Document Conclusif de Vienne de 1989, qui
engage chaque tat membre 1) rpondre aux demandes d'informations et aux
reprsentations qui leur sont faites par d'autres Etats participants sur des
questions relatives la dimension humaine; 2) tenir des runions bilatrales
avec d'autres Etats participants qui le demandent, afin d'examiner des
questions relatives la dimension humaine; 3) porter des situations et des
cas relevant de la dimension humaine 1'attention d'autres Etats participants;
et 4) communiquer, sÕil le juge ncessaire, les donnes sur les changes
d'informations sur les deux premiers points lors des runions de lÕOSCE.
En outre, le Document de clture de Moscou en 1991
tablit que les engagements de lÕOSCE serviront de base aux dialogues
bilatraux et multilatraux. Ce
document dclare que <<Les Etats participants soulignent que les
questions relatives aux droits de lÕhomme, aux liberts fondamentales, la
dmocratie et lÕEtat de droit sont un sujet de proccupation internationale
car le respect de ces droits et liberts consitue lÕun des fondements de
lÕordre international. Ils
dclarent catgoriquement et irrvocablement que les engagements contracts
dans le domaine de la dimension humaine de la CSCE sont un sujet de
proccupation directe et lgitime pour tous les Etats participants et quÕils ne
relvent pas exclusivement des affaires intrieures de lÕEtat en cause.>>
De plus, selon le Document de clture de Vienne en
1989, tous les Etats membres de lÕOSCE Šles Etats-Unis inclus Šont confirm
quÕils << veilleront ce que leurs lois, rglements, pratiques et
politiques soient conformes leurs obligations dcoulant du droit
international et soient harmoniss avec les dispositions de la Dclaration sur
les principes et les autres engagements pris dans le cadre de la CSCE.>>
Nous demandons cependant votre gouvernement:
1. dÕentrer dans un dialogue bilatral et multilatral avec
les Etats-Unis concernant sa politique envers la ngligence de dmocratie
reprsentative pour les rsidents de la ville de Washington, DC, ce qui est en
violation avec la loi internationale et les engagements dans le domaine de la
dimension humaine de lÕOSCE.
2. dÕappliquer le Mcanisme de Moscou, si ncessaire, afin
dÕenquter de plus prs sur les actions de non-complicit des Etats-Unis en
vertu des articles 5.9 et 6 du Document de Copenhague de 1990;
3. de soulever le problme de la dcision de lÕOEA et de ses
recommandations lors (a) de lÕAssemble parlementaire de lÕOSCE Rhodes en
Grce en septembre 2004 (b) de la Runion de mise en Ļuvre de la dimension
humaine Varsovie en Pologne en octobre 2004 et (c) de la 12me Confrence du
Conseil des ministres de lÕOSCE Sofia en Bulgarie en dcembre 2004, et lors
des autres runions de lÕOSCE jusquÕ ce que le problme soit rsolu;
4. de demander aux Etats-Unis de remdier aux violations de
droits de lÕhomme dclars par la Commission interamricaine des droits de
lÕhomme selon les recommandations faites par la Commission de lÕOEA;
5. de demander que les Etats-Unis respectent les articles 5.9
et 6 du Document de Copenhague en donnant aux rsidents de la ville de
Washington, DC le droit une reprsentation gale. Ceci consiste en un minimum de deux Snateurs au Snat des
Etats-Unis et un Reprsentant la Chambre des reprsentants des Etats-Unis qui
seront librement choisis par eux dans le cadre dÕlections quitables pour
quÕils puissent participer au gouvernement de leur pays.
Veuillez noter que je vais faire
une prsentation la runion de mise en Ļuvre de la dimension humaine
Varsovie en Pologne en octobre 2004, sur les dclarations et les
recommandations de lÕOEA et leur rapport aux engagements dans le domaine de la
dimension humaine affirms dans le Document de Copenhague de 1990. En outre, jÕai aussi envoy une lettre
la Commission de Helsinki Washington, DC leur demandant de surveiller les
Etats-Unis par rapport ses obligations en tant quÕtat membre de lÕOSCE
concernant la ngation du droit de vote aux rsidents de sa capitale
fderale. Je vous informerai sur
toute rponse donne par la Commission pour la scurit et la coopration en
Europe concernant ce problme.
Nous vous prions de nous soutenir
dans notre demarche pour assurer le droit lÕgalite dans notre lgislature
nationale sous la loi internationale et les engagements dans le domaine de la
dimension humaine de lÕOSCE. Le
texte complet de la dcision de lÕOEA se trouve : http://www.cidh.oas.org/annualrep/2003eng/USA.11204.htm
Veuillez agrer mes salutations
respectueuses,
Timothy Cooper
Directeur Excutif
[1] Article 5.9 dclare que <<tous les individus sont gaux devant la loi et ont droit sans aucune discrimination une protection gale de la loi. A cet gard, la loi interdit toute discrimination et garantit toutes les personnes une protection gale et effective contre toute discrimination, quells quÕen soient les motifs.>>
Ibid. Article 6.0 dclare que <<Les Etats participants respecteront en consequence le droit de leurs citoyens de participer au gouvernement de leurs pays, soit directement, soit par lÕintermdiaire de reprsentants librement choisis par eux dans le cadre dÕlections quitables.>>